Patrimoine

Village incontournable pour les randonneurs amoureux de la nature et du patrimoine, Villedieu dispose d’une aire de loisirs où ils peuvent se reposer sous les ombrages de saules pleureurs vénérables.
De nombreuses asociations organisent des randonnées pédestres. Rendez-vous à la page "Associations" pour leurs coordonnées.

Le prieuré de Villedieu-le-Château

Symbole identitaire de la commune Villedieu-le-Château, le prieuré transformé en château-fort, XIVème siècle, porte la marque du temps. Des travaux de mise en sécurité engagés en 2010 permettent de maintenir ce lieu à disposition des visiteurs.

Les murs d'enceinte du prieuré sont en grande partie conservés et forment avec les ruines de l'église un ensemble fort pittoresque dans une agréable vallée. Ils sont flanqués de divers saillants, d'une tour carrée et d'une tourelle renfermant un puits, et sont percés de meurtrières. Ils se rattachent à l'église, qui faisait partie de l'enceinte de défense, et sont bordés d'une prairie, qui pouvait au besoin être inondée.

Tour à tour ravagé par la guerre de Cent ans, reconstruit et fortifié en 1379, le prieuré fut le témoin d’une importante vie religieuse, rythmée par les pèlerinages à la Vierge. A sa vente comme bien national en 1805, un voisin entreprit des travaux malheureux qui firent s’écrouler la majeure partie de la chapelle. L’infiltration d’eau de pluie et la végétation ont contribué à agraver au fil du temps l’effondrement des pierres.

Les vestiges de l’ancienne église du prieuré et son enceinte sont inscrits à l’Inventaire des monuments historiques (06.04.1929 et 14.11.1951).

La Fondation du Prieuré de Villedieu-le-Château

Au IXème siècle, alors que la forêt de Gâtines, fortement réduite aujourd'hui, couvrait ce territoire, Saint Aldric, évêque du Mans, aurait décidé de faire défricher cette immense forêt pour y établir des fermes modèles. L'une d'elles serrait à l'origine du bourg de Villedieu-le-Château au sein duquel le prieuré fut bâti au XIème siècle.

En 1032, Geoffroy Martel s'empare du comté de Vendôme. Son oncle, Renaud, évêque du Mans, possédait le domaine du nom de « Villa Dei », Villedieu. Vers 1035, Geoffroy Martel, comte de Vendôme et son épouse Agnès reprennent l'œuvre d'Aldric. Ils y firent bâtir une église en l'honneur de Sainte Marie. Quelques années plus tard en 1037, ils la donnèrent à l'abbaye de la Trinité, fondée à Vendôme.

C'est ainsi que Villedieu devint le siège d'un prieuré bénédictin particulièrement florissant. Si bien qu'un jour les abbés de la Trinité se feront un honneur d'ajouter à leur titre d'abbé celui de prieur de Notre-Dame de Villedieu.
Au moment où elle fut cédée aux bénédictins, l'église Sainte Marie n'avait semble-t-il qu'une seule nef.
Les moines en firent une église paroissiale, composée de trois nefs. Une de ces nefs resta chapelle du prieuré et continua à être dédiée à Notre-Dame de la Pitié. La nef du milieu devint paroissiale sous le vocable de Saint Jean Baptiste. La troisième nef semble avoir été consacrée à Saint Eutrope
Le cours d'eau, appelé de nos jours Niclos, qui prend sa source à la Fontaine de Roisson (nommée aussi Bouillant) servait à alimenter des étangs.

En 1040, Geoffroy Martel fit établir la charte de fondation et de dédicace de la Trinité de Vendôme, dans laquelle figure, parmi les biens appartenant à la nouvelle abbaye, « l'église Sainte- Marie de Villedieu, dans toute son intégrité avec ses terres cultivées et incultes, ses eaux et cours d'eau, ses bois, pacages, chemins et circuits, sa viguerie (justice) et ses droits féodaux ». Pour Saint Venant, ce fut la fondation du prieuré de Villedieu-le-Château.
Les moines ajoutèrent de nombreuses terres à leurs possessions de Villedieu au cours du XIème siècle, soit par acquisition, soit par suite d'accords, ou de dons nouveaux.

Un prisonnier chez les moines

En 1100, Norman, fils de Dreux de Montoire, ayant été blessé grièvement et fait prisonnier par Geoffroy de Mayenne, se voua à Dieu comme religieux. Les moines de Villedieu, Gauthier et Fulerade se rendirent à la Chartre et le revêtirent de la robe de moine dans sa prison. Il fit alors don aux moines de la moitié de l'église de Marthoisé.
Pendant plus de 400 ans, Villedieu posséda des reliques très importantes du grand apôtre de la Saintonge grâce, sans doute, à Geoffrey Martel, son bienfaiteur principal. Le comte de Vendôme exerçait, au nom de son épouse, Agnès de Poitiers, veuve du duc d'Aquitaine, des droits seigneuriaux sur la ville de Saintes. Sachant que cette cité possédait le corps de son premier évêque Saint Eutrope, martyrisé pour sa foi à la fin du premier siècle, il demanda et obtint des moines, gardiens de son tombeau, des reliques insignes pour son cher Vendômois. Et nous savons que ce précieux trésor attira longtemps chez nous " un grand concours de peuple " jusqu'au jour où, malgré la population en 1102 elles furent emportées à Vendôme par les bénédictins eux-mêmes.
En 1327, les bâtiments du prieuré sont incendiés. Se tient alors une réunion au prieuré de Villedieu à la mense abbatiale.
Divers propriétaires s'échangèrent successivement le lieu.

Prieuré-forteresse

En 1357 et 1379, Louis, le compte d'Anjou et du Maine donne l'ordre de fortifier le prieuré. Alors fut élevée cette formidable enceinte de murailles qui engloba tous les bâtiments du monastère. Le roi Charles VI renouvelle l'ordre en 1385 de fortifier "le chastel de Villedieu".
Des bastions, une tour carrée et d'épais remparts sont encore debout. A leur pied et au Nord se trouve une prairie fort agréable que les eaux de la Bouillante pouvaient transformer rapidement en marécages. Il reste quelques meurtrières de l'époque primitive. Les murs de la chapelle formaient une partie de l'enceinte fortifiée, défendue de tous côtés par des douves larges et profondes.
L'accès dans la place ne s'effectuait que par un pont-levis placé tout près du sanctuaire. Les habitants furent contraints d'aller faire le guet et de garder le château dans lequel ils pourraient se réfugier en cas de guerre.
Devenu château, le prieuré fut pourvu d'un gouverneur. Les moines dès lors cessèrent de cultiver eux-mêmes leur domaine. Les abbés de la Trinité louèrent à des particuliers toutes les terres et la plus grande partie des bâtiments. Des maisons nouvelles furent construites à l'intérieur du château et appuyées contre les murailles. Les remparts furent percés de baies parmi lesquelles nous remarquons aujourd'hui des fenêtres à meneaux d'époque Louis XII. Vers le même temps fut construite aussi cette tourelle qui renferme un puits et se dresse à l'extérieur, du côté de la prairie. Un souvenir historique se rattache aux vieilles pierres de cette forteresse.
Après la mort d'Henri III le 2 août 1589, Jacques de Maillé, Seigneur de Bénéhart et gouverneur de Vendôme, se prononça pour la Ligue. Les Vendômois refusaient de reconnaître les droits de Henri IX; ils se trouvaient en rébellion contre leur duc et seigneur héréditaire. Les habitants de Villedieu s'enfermèrent dans le château qu'ils ne voulurent point livrer à Jacques de Maillé. Ils s'étaient donnés pour gouverneur Charles Bigot, écuyer, sieur de Pontbodin, dont les ancêtres avaient été anoblis par Charles V au temps des guerres contre les anglais. La résistance opiniâtre de Villedieu fit échouer toutes les attaques des ligueurs. Henri IV sut récompenser la fidélité des théopolitains et le courage de leur capitaine : de passage à Tréhet pour se diriger vers le Maine, après la capitulation de Montoire (22 novembre 1589), Henri IV nomma Charles Bigot gouverneur au château de Villedieu.

D'aucuns supposent que cet évènement est marqué par l'inscription d'une fleur de lys à la pointe du blason du prieuré de Villedieu. Le Saint Venant décrit l'écusson du prieuré de Villedieu de cette manière : « blason d'azur au cœur de gueules enflammées d'or et percé de six glaives d'or en rayon, accompagné en pointe d'une fleur de lys d'or, au chef d'hermines ». En observant de plus près le blason inscrit sur le flanc du toit de l'église actuelle, le cœur est en fait percé de sept glaives, symbolisant les sept douleurs de la Vierge. La fleur de lys placée en pointe est intéressante puisqu'elle signifie un signe de récompense pour un acte de bravoure.

Le château de Villedieu fut vendu nationalement en 1793. Le terrain avec ce qui reste des vieux murs a été partagé entre plusieurs propriétaires.

La Chapelle Notre-Dame de Pitié

La Chapelle Notre-Dame de Pitié, dans l'enceinte du château, avait été édifiée au XVe siècle sur les ruines de la vieille église, en réparant le chœur encore assez bien conservé. C'est à cet endroit que fut déposée une œuvre d'art de la Révolution, la pietà représentant une statue tenant le Christ sur ses genoux, visible actuellement dans l'église Saint Jean-Baptiste.
En 1621, les Bénédictins ayant abandonné leur prieuré qu'ils avaient donné à ferme souhaitaient emmener la pietà à Vendôme. Les habitants s'y opposèrent fermement, par les armes. Les moines abandonnèrent cet entreprise.
La chapelle fut vendue avec le prieuré en 1793. Alors que la chapelle allait être rendue au culte par son propriétaire en 1805, un voisin entreprit des travaux imprudents qui compromirent la solidité. La moitié s'écroula et on décida d'en détruire le reste.

L'église Saint Jean-Baptiste

Lorsque les moines bénédictins cessèrent de cultiver les terres qu'ils possédaient à Villedieu-le-Château, la chapelle du prieuré tombait en ruines.

Le cardinal Louis de Crevant, 32ème abbé de la Trinité, obtint de l'évêque du Mans, Philippe de Luxembourg, l'autorisation de la démolir pour rebâtir une église nouvelle au centre du pays.
C'est alors que fut édifiée l'église actuelle, que le même évêque, Philippe de Luxembourg, consacrait le 18 octobre 1493. L'inscription commémorative de cette consécration, gravée sur une pierre en caractères gothiques se trouve actuellement dans la sacristie. Elle est d'ailleurs reproduite à l'intérieur de la nef au-dessus de la porte latérale : " Le dix huitième jour d'octobre 1493 fut dédiée cette église le jour de feste de Saint Luc.....etc ...." Dédiée à Saint Jean Baptiste, cette église est un vaste bâtiment rectangulaire (36 mètres de long sur 12 de large) soutenue par de nombreux contreforts et éclairées par des fenêtres en ogive. A l'angle sud-ouest se dresse un clocher : c'est une tour carrée assez basse flanquée de deux vigoureux contreforts et surmontée d'une flèche en ardoises.

L'entrée principale est située dans la façade occidentale que surplombe une gargouille originale : sur l'un des contreforts, à droite de la porte s'élance un démon dont la tête grimaçante se tourne avec effroi vers l'entrée de l'église. D'après la tradition une statue de Saint Michel était logée dans une niche ou sur un socle, au-dessus du pignon. Durant la révolution l'archange a disparu mais le diable continue à tendre l'échine sous la crainte de l'épée flamboyante. Une porte latérale a été ménagée dans la face septentrionale au milieu de l'édifice. Son encadrement et son fronton d'époque Louis XII, surmontés autrefois d'une niche aux fines sculptures, ont été masqués par une sorte de porche sans style et sans goût. Cette construction qui ne s'imposait pas fut faite aux environs de 1820 avec des pierres tombales tirées de l'église ou d'un cimetière voisin. L'une d'elles a conservé son inscription latine : ici gît le corps d'un honnête homme Nicolas Leclerc, décédé le 9 novembre 1769

Le retable ou peinture sur bois du XVème siècle

Dans la nef fixée au mur au-dessus du banc d'œuvre se trouve une vieille boiserie. C'est un fragment du retable que Louis de Crevant fit placer dans la chapelle, restaurée peut-être même reconstruite par ses soins.

Sur ce beau panneau, cinq tableaux représentent diverses scènes de la vie de la Vierge :
l'Annonciation, la Nativité, la Crucifixion , la descente de Croix, la mort de Marie.
Les visages sont très expressifs ; quelques détails d'ameublement fort curieux. Au point de vue historique, la partie la plus intéressante est la bordure plate qui encadre les cinq tableaux. Au milieu d'arabesques, on distingue un pélican et ses petits. Aux quatre angles apparaissent les trois visages accolés représentant le mystère de la Sainte Trinité. Enfin, les deux montants latéraux du cadre portent les armoiries de Louis de Crevant ; l'écusson est timbré d'un chapeau cardinalice.

Le Choeur de l'Eglise

En 1862, après des hésitations et l'élaboration de plusieurs projets, un nouveau sanctuaire et une très belle sacristie furent établis derrière le maître-autel, la sacristie en contre-bas, le sanctuaire dans une position surélevée. Et c'est là que prit place le fameux groupe en terre cuite représentant la Vierge tenant sur ses genoux le Christ détaché de la Croix. Restée jusqu'à la Révolution dans la chapelle du prieuré, la célèbre statue avait été transportée dans l'église paroissiale avant la vente des biens nationaux. Vaillamment, les habitants de Villedieu s'étaient opposés à la profanation de cette image vénérable qui, chaque année attirait des milliers de pèlerins et qu'ils considéraient comme leur patrimoine. Grâce à la disposition des lieux, cette statue, dite "miraculeuse" et classée "monument historique" s'aperçoit de partout dans l'église. Elle n'est pas, comme on le croit généralement, très ancienne. Elle ne remonte guère au-delà de 1621 et remplace très certainement une œuvre antérieure. Le visage de la Vierge a ceci de particulier qu'il paraît souriant ou profondément triste suivant la disposition de l'éclairage et suivant l'endroit où se place le visiteur pour la regarder. C'est une œuvre remarquablement vivante qui de tout temps a fortement impressionné les pèlerins.


Le sanctuaire de Notre-Dame de Pitié et les deux chapelles latérales voisines renferment quelques vitraux anciens. Dans la rose supérieure on voit les débris d'un vitrail qui représentait la Sainte Trinité. Plus bas, l'histoire du mauvais riche remplit les compartiments rayonnants. La fenêtre du Nord est garnie de six panneaux du XVème ou XVIème siècle séparés par des bordures modernes. Ces panneaux qui ont un certain intérêt pour l'histoire du costume militaire à cette époque représentent quelques scènes de la Passion.

Le carillon

Les visiteurs sont toujours surpris lorsque s'ouvre devant eux cette très belle église. Un émerveillement tout pareil les saisit lorsque soudain tombent les notes métalliques d'un merveilleux concert. Mais tout de suite la sonnerie des heures qui toujours l'accompagne en trahit l'origine. En levant machinalement les yeux sur la tour du clocher et derrière le cadran de l'horloge, se devine, commandé par un savant mécanisme, un mystérieux ensemble de clochettes. C'est naturellement la grosse cloche qui sonne les heures. Mais son histoire remonte déjà loin dans le passé de cette église.

C'est en 1636 en effet que Messire Jehan Boysaubert, curé de la paroisse, bénissait solennellement deux précédentes cloches. L'une d'elles, fondue en canon au temps de la révolution s'en alla "gronder" à la "frontière et vomir la mort". L'autre beaucoup plus tard, fut refondue par les soins d'un autre curé, M. L'abbé Poussin, et bénite par l'évêque de Blois, Monseigneur Pallu du Parc en 1864.
Elle porte le nom d'Emilienne Adèle Bénédicte Jeanne et se balance tout en haut de la tour "une tour trop basse nous dit M. Moreau ; il aurait pense-t-il fallu l'élever à la hauteur du faîtage pour que le son se fit mieux entendre".
En 1902, M. l'abbé Charles Ribour, originaire de Villedieu, ancien aumônier de la Marine, fait donation d'une "horloge à carillon" pourvue de dix clochettes sonnant à heures fixes et jouant tour à tour diverses mélodies qui soulignent discrètement chaque temps liturgique. Elle se situe dans le beffroi et dans la flèche très élevée qui surmontent cette tour.

La pierre du Tourne-midi

Répertoriée dans l’Inventaire des Mégalites de Loir-et-Cher, la Pierre de Tourne Midi est un monument élevé sur le flanc d’un coteau dominant la Vallée du Niclos, sa hauteur est de 2,80 mètres et son épaisseur de 1,20 mètre. Il est orienté Nord/Sud.
Cette pierre est à l’origine de nombreuses légendes : la pierre effectuerait un tour sur elle-même à midi.
Les nombreux blocs dispersés dans un très proche rayon laissent supposer qu'un cromlec'h existait.

* Despriee Jackie, Leymarios Claude, Lorain Jean-Marie et Cartaud Jacques, 1974, Inventaire des mégalithes de Loir-et-Cher, éditions CNRS, page 151

Le Menhir des Cormiers

Le second mégalithe, le menhir des Cormiers ou Pierre Druidique, a une hauteur légèrement inférieure : 2 m. Situé à 2,5 km environ du bord de Villedieu, il passait pour avoir servi de pierre à sacrifices.
Deux menhirs, un peu secrets, témoignent de l’ancienneté de l’occupation humaine dans ce lieu paisible et discret.

La Fontaine de Bouillante

La Fontaine de « Bouillante », autrefois appelée « Fontaine Boisson ou Roisson » est la source d’une petite rivière appelée « Niclos ». Ce minuscule affluent du Loir, bordé de petits lavoirs, entoure le centre du village, pour rejoindre cinq kilomètres plus au nord, le cours paisible du bien nommé Loir, entre Montoire et La Chartre.

La Chappelle Saint-Laurent

La chapelle Saint-laurent, dans le cimetière de Villedieu-le-Château, est un petit édifice du XIIème siècle avec une nef rectangulaire, un portail en plein cintre extradossé d'une archivolte sculptée et d'étroites fenêtres latérales.
Elle se terminait primitivement par une abside semi-circulaire, qui a été détruite etdont l'arcade d'entrée a été fermée par un mur percé d'une fenêtre à remplage du XIVème siècle.

Le Château de la Ribochère

Demeure privée du XVIIème, le château de la Ribochère fut occupée par des les seigneurs de la Ribochère de Villedieu-le-Château. La seigneurie de Tréhet resta à partir de 1713 dans le patrimoine des seigneurs de la Ribochère.

Au XIVème siècle les premiers sieurs de la Ribochère allaient présenter chaque année leurs devoirs d'humbles vassaux au Prieur-curé de Villedieu.
Un jour, un sieur de la Ribochère devint assez puissant pour passer un bail emphytéotique avec son seigneur et devenir par ce contrat baron de Villedieu.

Au XVIème siècle, quelques membres de la famille de Gennes deviennent propriétaires du petit fief de la Ribochère
Charles Bigot anobli par Henri IV devient sieur du Pont Bodin et de la Ribochère.

En 1694, Charles Ruau du Tronchot, fermier général du roi, agrandit son domaine par l'acquisition de terres dépendant du fief de la Ribochère et plus tard des terres et de seigneurie de Tréhet. Jusqu'à lui, les occupants de la Ribochère n'étaient que locataires.

Charles Ruau du Tronchot eut trois filles avec Mairie-Anne de Lepineau, dont deux devinrent les propriétaires de la Ribochère. L'un d'elle, la baronne de Courchamps, laissa sa part d'héritage. Son acquéreur, le seigneur Messire Louis Joseph de Querhoent, entre en possession de la terre de la Robochère et château, de la baronnerie de Villedieu y compris du bail emphytéotique.

En 1752, Villedieu, La Ribochère, Montoire et Savigny entrent en possession du couple Louis Joseph de Querhoent et Dame Félicité de Lopriat de Donges.
Ils créent un lieu d'apprentissage à Villedieu pour drapiers et tisserands.

Le Marquis meurt le 26 mai 1782 dans son hôtel Rue de Sèvres à Paris. Tous les droit féodaux sont abolis dans la nuit du 4 aoùt 1789. Ainsi Madame de Querhoent n'est plus marquise de Montoire et en Villedieu elle n'est plus que châtelaine en tant que propriétaire de la Ribochère.

Pendant les années troubles révolutionnaires, Mme de Querhoent quitte Villedieu qui n'offre plus de sécurité et habite son château de Chambray. En effet, Louis Joseph Leclerc, fils de l'ancien intendant de la Ribochère dénonce et terrorise à l'occasion. Il organise un autodafé des vieux papiers de la Ribochère dans le verger du Moulin de Bois Neuf.
Madame de Querhoent pense alors trouver plus de sureté en son hôtel de paris mais elle sera dénoncée et incarcérée au Plessis avec la Princesse de Monaco.
Après un procès expéditif, elle est condamnée à mort le 26 juillet 1794 et guillotinée avec la Princesse de Monaco et 29 autres femmes.

Source : l'Abbé Brisset, auteur d'une monographie des Leclerc à Villedieu pendant la Révolution Française

Le Château des Pins

Enclavé dans la commune, il est rattaché à la commune d’Epeigné-sur-Dême. Construit à partir de 1852, le Château des Pins se trouve sur l'emplacement d'un château primitif de la seigneurie des Pins attestée dès le XV siècle.

La Chapelle Saint Roch

Solitaire au milieu des champs mais prometteuse de guérisons, à 2 km à l'ouest de Villedieu, la chapelle Saint Roch date de 1626. Elle a été reconstruite au XIXème siècle.

La Chapelle Saint Eutrope

La chapelle Saint-Eutrope construite en 1386, par l'abbé de la Trinité, Pierre de Pérusse.

église Saint Jean Baptiste de Villedieu-le-ChâteauEglise de villedieu-le-Château

L'intérieur de l'église Saint Jean BaptisteZoomL'intérieur de l'église Saint Jean Baptiste

Le retable classé de Villedieu-le-ChâteauZoomLe retable

Autel de l'église avec la PiétaZoomAutel de l'église avec la Piéta

Ancienne chappelle Notre-Dame de PitiéZoomAncienne chappelle Notre-Dame de Pitié

A l'intérieur de l'enceinte du prieuréA l'intérieur de l'enceinte du prieuré

La cour de l'enceinte du prieuréLa cour de l'enceinte du prieuré

Le prieuré en hiverZoomLe prieuré en hiver

Vestiges de la chapelle Saint LaurentZoomVestiges de la Chapelle Saint Laurent